La Maladie

Notre enfant a été touché par une tumeur cérébrale métastasée située pour la « principale » dans la nuque au niveau du cervelet. Dans la fosse postérieure. Le diagnostic est tombé net. Ca faisait une petite semaine qu'il était fatigué par quelques vomissements et maux de tête, toujours au même endroit.
A l'école, l'infirmière lui avait même donné un doliprane et il s'était reposé avant que je n'aille le récupérer. A la maison, il faisait une petite sieste, grignotait et repartait de plus belle à l'école, car il adorait çà, il adorait être comme les autres. Un soir dans la nuit il a eu mal et là le reflex de la maman fut de se dire "s'il se réveille même la nuit c'est que c'est pas bon signe". Alors le 9/3/2010 je l'ai emmené voir le docteur et nous sommes repartis avec les ordonnances pour une IRM et un SCANNER.
Examens que nous avons dû faire en urgence le lendemain matin car il venait à nouveau de vomir alors que nous avions pas eu le temps de prendre les rdv.

Nous étions reçu au Centre Hospitalier Princesse Grâce et là suite au scanner mon épouse me téléphonait pour me dire que les images n'étaient pas bonnes du TOUT.
A peine arrivé sur place, il était déjà dans l'IRM.
Verdict implaccable, il en avait de partout dans sa tête.
La principale tumeur faisait 4.5 cm et il en avait une bonne demi douzaine et la plus grosse des plus petites était placée au centre de son crâne, non loin de l'hypophise.

Pris en charge par les docteurs nous fumes dirigés aussitôt sur l'archet 2 service d'oncologie pédiatrique de Nice. Et là BOUM. Un nom fut donner au mal. CANCER !!! MEDULLOBLASTOME DESMOPLASIQUE nous dit le docteur, chef de service. Le jedi était « branché » avec de la cortisone et regardait le concert d'ACDC comme si de rien n'était alors que nous étions assommés par l'annonce. CANCER !!! Le crabe qui rongeait notre fils.

 

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CHAQUE GOUTTE COMPTE

Maintenant voilà. Suite à notre partenariat avec le Centre Scientifique de Monaco, emmené par le Professeur RAMPAL, son directeur scientifique Denis ALLEMAND et un de ses directeurs de recherche, Gilles Pagès, à l'instar d'un modèle de famille pour moi qu'est la famille du magnifique enfant Paul PETTAVINO, la Fondation Flavien et le Centre vont travailler main dans la main pour aider la rechercher à avancer.

Le projet que cette fabuleuse équipe du CSM est en train de monter, est un projet réunificateur car nous avons besoin les uns des autres, un gros travail d'équipe et nous allons tisser des synergies fabuleuses avec d'autres associations et laboratoires en France mais aussi à l'étranger. 

Ci-dessous en quelques lignes nous vous informons sur ce projet :

Vers l’établissement de traitements personnalisés dans les tumeurs pédiatriques

Dr Audrey CLAREN, Interne radiothérapie, Centre Antoine Lacassagne Nice
Dr Jérôme DOYEN, radiothérapeute, Centre Antoine Lacassagne de Nice
Pr Pierre-Yves BONDIAUX, radiothérapeute, Centre Antoine Lacassagne de Nice
Dr Gilles Pagès, Directeur de recherche, Institut Cancer et Vieillissement de Nice/Centre Scientifique de Monaco, département de Biologie Médicale

Le modèle thérapeutique le plus utilisé dans le traitement des cancers de l’enfant associe une chirurgie suivie d’une chimiothérapie puis une radiothérapie conventionnelle. Le plateau technique Niçois sera doté très prochainement d’un appareil de protonthérapie, le 2ème de France. Il s’agit d’une radiothérapie très précise qui permet d’irradier la tumeur en épargnant les organes de voisinage réduisant significativement les effets indésirables. Cependant, la réponse des cellules cancéreuses pédiatriques à ce type de thérapie est encore peu connue et nécessite d’être comparée au traitement conventionnel afin de mieux en apprécier les avantages thérapeutiques.
Bien que le traitement permette une stabilisation de la maladie dans un premier temps, des rechutes en rapport avec une aptitude à la formation de vaisseaux sanguins et lymphatiques et une forte activité métabolique (énergétique) des cellules tumorales résiduelles peuvent être observées. Ces mécanismes, déjà bien connus dans les tumeurs de l’adulte peuvent être contrés grâce à de nouvelles thérapies anti-cancéreuses, nommées «thérapies ciblées», non encore utilisées chez l’enfant par manque d’études et de financements.
Notre équipe comparera la capacité de protocoles de radiothérapie conventionnels et de la protonthérapie à induire la mort de cellules de cancers pédiatriques prélevées lors des interventions chirurgicales (cellules primaires). Nous évaluerons ensuite l’adaptation génétique de ces cellules aux rayons sous deux aspects: i) la modification de leur métabolisme cellulaire; ii) leur capacité à produire des facteurs de croissance des vaisseaux sanguins et des vaisseaux lymphatiques. Cette plasticité génétique sera testée notamment sur des cellules survivantes à plusieurs cycles d’irradiation, cellules correspondant aux plus agressives observées chez les patients.
En plus de la radiothérapie, la sensibilité des cellules primaires aux thérapies ciblées sera évaluée. Cette étape constituera ainsi une première approche permettant de tester la pertinence de nouveaux protocoles thérapeutiques chez l’enfant. Ces traitements ciblés seront combinés avec la radiothérapie par protons afin de mesurer l’additivité voire la synergie de leurs effets sur le traitement de référence.
Par cette approche, notre équipe apportera une meilleure connaissance des réactions cellulaires à la radiothérapie conventionnelle et par protons. Cette étude permettra: i) de prédire les effets délétères du traitement; ii) de limiter les évolutions péjoratives des patients en combinant radiothérapie et thérapies ciblées. Notre équipe espère promouvoir l’accès des enfants à ce type de traitements de dernière génération mais surtout, grâce à l’étude systématique de chaque tumeur, permettre de définir un traitement personnalisé.

J'en suis heureux, fier de pouvoir le faire avec eux et içi en Principauté...rejoignez nous à votre rythme, c'est important....

Merci d'exister.....

 

 

 

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